Les oiseaux de nos lacs et rivières

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La famille des Hérons

Le Héron cendré (Ardea cinerea) est un hôte familier des eaux peu profondes. Il fréquente aussi les champs et les jardins en villes. Son aliment préféré est le poisson frais.

Il niche dans les arbres en colonies appelées « héronnières ».

En vol on le différencie des cigognes et des grues, la forme de son cou est un S qui lui donne une allure particulière.

Il fait partie de la famille, les ardéidés, qui compte de nombreuses espèces courantes chez nous : Aigrette garzette et Grande aigrette dont le plumage blanc est facile à repérer. Les Blongios nain, Bihoreau gris, Butor étoilé sont plus difficiles à voir car souvent cachés dans les roselières. Le Héron pourpré ressemble au Héron cendré mais est plutôt un habitant de la moitié sud de la France quoique on en observe au nord de la Loire.

Tous ces oiseaux sont particulièrement vulnérables au moment le plus froid de l'hiver car ils peinent à trouver leur nourriture. Au printemps pendant la nidification toute perturbation à proximité de la colonie provoque l’envol des adultes et la nichée en cours peut être perdue.

Il faudra donc éviter les dérangements au bord des étangs dans les zones "sauvages" surtout en présence de roselières. L’espèce est protégée par la loi.

Photo M. Pierfitte

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Le balbuzard pêcheur

Le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) est également un grand rapace qui se nourrit exclusivement de poissons vivants qu’il capture en plongeant.
Son envergure peut atteindre 1,70 m. L’espèce est nicheuse en France continentale dans la région Centre où l’on trouve les quelques dizaines de couples existants. Il niche sur des grands arbres bien dégagés.
En Corse les individus pêchent en mer et construisent leurs nids sur les rochers.
Après avoir été pourchassés pendant de nombreuses années l’espèce voit ses effectifs remonter très lentement.

En fin d’été et dans le courant de l’automne les Balbuzards quittent notre pays pour passer l’hiver en Afrique occidentale. De nombreux oiseaux originaires d’Europe septentrionale passent chez nous.

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Le Milan noir

Les MILANS

Parmi les grands rapaces que l’on peut rencontrer au dessus des plans d’eau, il faut citer les Milans royaux et noirs. Ils font partie de la famille des falconidae. Ce sont de grands rapaces reconnaissables à leur queue fourchue.

Le Milan noir (Milvus migrans) a une allure très sombre et la queue un peu fourchue. Son envergure atteint 1,55 m. On le rencontre partout en Europe occidentale où il fréquente les plans d’eau sur lesquels il trouve sa nourriture. C’est un piscivore charognard. Il est migrateur et revient dans nos contrées dès le mois de février pour se reproduire. Il peut constituer des colonies assez importantes. Le retour vers l’Afrique s’effectue dès la fin juin – début juillet.
Comme tous les rapaces, l’espèce est protégée.

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Le Milan royal

Le Milan royal (Milvus milvus) possède un plumage plutôt roux et une queue très fourchue.
C’est un oiseau européen que l’on va trouver dans les régions de l’est de la France. Son envergure atteint 1,65 m. C’est également un charognard qui fréquente moins les plans d’eau que son cousin le Milan noir. On peut en observer quelques individus qui passent l’hiver chez nous. Les individus migrateurs quittent le territoire européen en automne et ceux qui vont sur l’Afrique du nord passent la Méditerranée à Gibraltar.
Les effectifs de Milans royaux ont été en déclin ceci du à la raréfaction des dépôts d’ordures. Mais l’espèce a su s’adapter et a modifié ses habitudes de vie.

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Les canards de surface


Terme générique pour parler d’oiseaux palmipèdes, dont le plus connu est le Canard colvert (Anas platyrhynchos). Cette appellation « de surface » indique que ces oiseaux se nourrissent dans les zones peu profondes des plans d’eau puisqu’ils basculent presque autour de l’axe de leurs pattes. Le cou tendu, ils fouillent avec leur bec la vase des étangs pour y trouver leur nourriture. Seul le croupion sort de l’eau.

 

 

Comme la plupart des oiseaux de cette famille, ils restent assez souvent sur les bords, dans les roselières, sur les pelouses. En période de migration et d’hivernage ces canards nagent vers des eaux plus libres pour se protéger d’éventuels prédateurs du genre Renard roux par exemple.

Les espèces de canards de surface sont :

-          le Canard colvert Anas platyrhynchos très commun (s’élève comme des poules)

-          le Canard pilet Anas acuta assez commun

-          le Canard chipeau Anas strepera assez rare

-          le Canard siffleur Anas penelop, assez rare

-          la Sarcelle d’hiver Anas crec, assez commun

-          le Canard souchet Anas clypeata assez commun.

 

En hivernage les espèces les plus communes sont le Canard colvert, la Sarcelle d’hiver, le Canard souchet ; les effectifs des autres sont variables selon que l’on se trouve dans l’intérieur du pays ou sur  les côtes.

Toutes ces espèces sont considérées comme gibiers.

 

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Les canards plongeurs


Les canards plongeurs vont rechercher leur nourriture dans les eaux plus profondes, nourriture constituée de végétaux aquatiques et parfois de mollusques. Ce sont :

-          la Nette rousse Netta rufina assez rare

-          le Fuligule morillon Aythya fuligula assez commun

-          le Fuligule nyroca Aythya nyroca assez rare

-          le Fuligule milouin Aythya ferina assez commun

-          le Garrot à œil d’or Bucephala clangula très rare,

-          la Hareld de Miquelon Clangula hyemalis et la Macreuse brune Melinata fusca sont des espèces très rares en France.

 

En période migratoire et d’hivernage, si on a la fibre un peu naturaliste, il faut éviter de perturber les plans d’eau sur lesquels reposent ces oiseaux. En hiver la nourriture est difficile à trouver et la perturbation peut faire s’envoler des animaux qui vont utiliser la graisse qu’ils ont accumulée et affaiblir leur constitution. La baisse de température interne chez ces oiseaux entraîne une mort très rapide.

Les Cormorans

Les Cormorans

Le Grand cormoran (Phalacrocorax carbo) est un oiseau fréquent dans nos régions sur les étangs et en bordure de mer.

Il paraît globalement noir de loin sauf le ventre et la tête qui peuvent être partiellement blancs et le bec qui est clair en période de reproduction. Il a la taille d'une oie en plus effilé.

Il a la particularité de se tenir souvent dans la posture de la photo ci-jointe, ailes ouvertes dans le but de les sécher.

Lorsqu'il est dans l'eau, c'est pour pêcher, son corps est à peine visible et seul son cou dépasse à moins que sa tête ne soit aussi dans l'eau pour repérer ses proies.
C'est un mangeur de poissons frais et il plonge longtemps (jusqu'à un minute) et profond (jusqu'à 15 mètres) dans l'eau pour se nourrir.

On peut le trouver n'importe où, sur les étangs seul ou en groupe et toute l'année. Il se perche souvent sur les piquets, sur les arbres ou se tient sur le rivage. Il vole bien, avec un battement d'ailes rapide à la manière des canards mais se distingue par sa forme typique en croix avec son long cou, sa queue et ses ailes étroites.

Il niche en colonies. La sous espèce continentale niche principalement dans les arbres et la sous espèce des côtes niche uniquement sur les rochers.

Il existe en France une autre espèce de cormoran : le cormoran huppé, plus petit et qu'on ne trouve qu'en bord de mer.

C'est une espèce protégée.

Association des naturalistes des Yvelines

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Les Foulques et Poules d'eau

Les Foulques et Poules d'eau

 

Ces deux oiseaux : Foulque macroule (Fulica atra) et Gallinule poule d'eau (Gallinula chloropus), sont des oiseaux très fréquents sur nos étangs mais assez mal connus et souvent confondus.

Ce sont tous les deux des herbivores qui vivent sur l'eau mais viennent fréquemment "brouter" sur les abords des étangs. Ils se nourrissent aussi d'insectes et de mollusques aquatiques.

 

La Foulque est de la taille d'un gros pigeon et a un aspect tout noir sauf le bec et le front (caroncule) qui sont blancs.

Elle est souvent présente aux milieu des plans d'eau en compagnie de canards.

Elle plonge pour rechercher sa nourriture.

Elle est présente toute l'année dans nos régions.

Elle n'est pas très farouche. Elle se déplace facilement sur l'eau grâce à ses pattes "lobées" mais décolle difficilement.

Elle est bruyante.

Elle fait son nid dans les roseaux juste au bord de l'eau.

 

 

La Poule d'eau est un peu plus petite que la Foulque. Elle a aussi un aspect général plutôt foncé à l'exception d'une barre blanche sur le flanc et du dessous de la queue, blanc lui aussi.

Elle a un caroncule rouge et un bec jaune à base rouge.

Elle est plus farouche que la Foulque et s'aventure rarement au milieu des étangs car elle se déplace difficilement sur l'eau ses pattes ne présentant aucune palmure.

Elle se nourrit sur le bord des étangs et dans les zones peu profondes. Elle niche sur la terre ferme près de l'eau.

 

Ces deux oiseaux font partie de la famille des Rallidés qui comprend d'autres espèces en France : le Râle d'eau, le Râle des genêts, les Marouettes. Mais ceux-ci sont beaucoup moins fréquents et très discrets.

 

Ces deux espèces sont chassables. Les autres Rallidés, à l'exception du Râle d'eau sont, par contre, protégés.

 

Association des naturalistes des Yvelines

 

 

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Les Grèbes

Le Grèbe huppé (Podiceps cristatus) est le représentant le plus commun en France de la famille des grèbes (surtout dans la partie nord). Il a la taille d'un canard mais plutôt l'allure d'un Cygne avec son grand cou. Il a le devant du cou et la poitrine blanche et le dos brun ; en période nuptiale, il porte des favoris brun-roux sur la tête. Il a un bec long et pointu en "poignard".

C'est un hôte très habituel de nos étangs d'où il tire toute sa nourriture : poissons, crustacés, algues. Il peut pour cela plonger de longues minutes dans l'eau où il se déplace rapidement et loin grâce à ses pattes lobées qui lui servent de propulseur. Il plonge aussi pour fuir le danger.

Il est très rarement à terre et vole peu lorsqu'il n'est pas en migration. En hiver on le trouve fréquemment en bord de mer.

Il construit un nid semi flottant arrimé aux plantes aquatiques et facilement submergé en cas de changement du niveau de l'eau ou de vagues importantes. La période d'accouplement est précédée de parades nuptiales spectaculaires. Les jeunes ayant quitté le nid se déplacent fréquemment sur le dos de leurs parents.

Le Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis) est aussi très courant en France mais plus petit et plus farouche, il est difficile à apercevoir car il reste en plongée beaucoup plus longtemps que le Grèbe huppé.

Trois autres espèces sont visibles essentiellement en hiver.

Tous les grèbes sont des espèces protégées

Les risques de dérangement ne sont pas très important sauf au moment de la nidification où il faut éviter de s'approcher des nids pour ne pas le noyer ni faire fuir ses occupants (ce qui entraîne presque toujours la perte de la nichée).

Association des naturalistes des Yvelines

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LES MOUETTES ET LES GOÉLANDS - 1

Sur les plans d’eau douce on rencontre souvent des oiseaux d’une taille relativement importante. Ce sont les mouettes et les goélands qui font partie de la famille des laridés.

À l’intérieur des terres sur les eaux douces l’espèce la plus courante est représentée par la Mouette rieuse (Larus ridibundus). Selon la saison son plumage est assez différent. Les photos ci-contre montrent un oiseau dans chaque plumage. Le plumage « hivernal » apparaît dès la fin de la période de nidification soit fin juillet et dure jusque vers la mi-février.
L’espèce niche en colonies qui sont installées dans les roselières. Le nid est construit avec des végétaux pris dans l’environnement proche.

À partir de septembre, les individus locaux voient leurs effectifs grossir avec des oiseaux venus de l’est de l’Europe, oiseaux qui nichent sur les grands lacs d’Europe centrale.

Les mouettes sont protégées par la loi.

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